Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Université d’État d’Haïti (UEH) ont signé vendredi un protocole d’accord visant à améliorer l’accès aux services de santé mentale et d’appui psychosocial pour les personnes déplacées internes dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet REKONEKTE, financé par la République de Corée. Selon les deux institutions, le partenariat permettra de mobiliser l’expertise universitaire afin d’offrir un accompagnement psychosocial aux populations déplacées et aux communautés d’accueil, tout en renforçant les capacités nationales dans le domaine de la santé mentale.
La signature intervient alors que les violences armées continuent de provoquer des déplacements massifs en Haïti. Ces déplacements ont non seulement entraîné des pertes matérielles, mais aussi une détérioration significative du bien-être psychologique des personnes affectées, notamment des femmes, des enfants et des jeunes.
Le coordonnateur du projet à l’UEH, Ronald Jean-Jacques, a indiqué que des psychologues, travailleurs sociaux et superviseurs de terrain interviendront directement dans plusieurs sites accueillant des déplacés internes. Les activités prévues comprendront des groupes de parole, des séances de réhabilitation psychologique, des animations psychosociales ainsi que des initiatives socioculturelles destinées à favoriser la résilience et la reconstruction des liens sociaux.
Pour Kathleen Blain, responsable de l’Unité Inclusion sociale et développement économique du PNUD en Haïti, le projet répond à une demande exprimée par les communautés concernées. « Au-delà de l’assistance matérielle, elles ont exprimé la nécessité d’un accompagnement psychosocial pour faire face aux traumatismes causés par les violences et les déplacements forcés », a-t-elle déclaré.
Le représentant résident du PNUD en Haïti, Xavier Michon, a souligné que cette première intervention servira également de cadre d’apprentissage pour de futurs programmes de relèvement et de réintégration. Il a affirmé que le partenariat illustre la volonté de l’organisation de s’appuyer sur les compétences nationales pour répondre aux crises.
Le recteur de l’UEH, Dieuseul Prédélus, a pour sa part réaffirmé l’engagement de l’université à mettre la recherche, la formation et l’expertise académique au service des défis du développement national.
Jacky Chéry




