Le gouvernement haïtien a réuni vendredi plus d’une centaine de représentants religieux et de responsables publics dans le Grand Nord pour poursuivre les discussions sur la paix, la sécurité et le processus électoral, dans le cadre d’une initiative visant à mobiliser les communautés religieuses autour des principaux défis du pays.
La ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, a ouvert la deuxième phase de la Conférence nationale des leaders religieux pour la paix, la stabilité et le civisme à Villa Caracol. La rencontre fait suite à une première conférence tenue les 28 et 29 mai à Port-au-Prince, rapporte le MAEC.
Selon le ministère des Affaires étrangères, cette nouvelle phase doit permettre de poursuivre le dialogue avec les responsables religieux sur plusieurs questions nationales, notamment le rétablissement de la sécurité, la consolidation de la paix et l’insertion des jeunes.
« Le renforcement de la cohésion sociale » figure également parmi les priorités mises en avant par les autorités, selon le communiqué publié à l’occasion de la rencontre.
Le processus électoral devrait occuper une place importante dans les échanges. Les participants doivent notamment examiner le rôle que les communautés religieuses peuvent jouer dans la réussite de cette étape, alors que les autorités haïtiennes cherchent à faire avancer le processus devant conduire à de nouvelles élections.
Le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé présente cette démarche comme un moyen d’associer davantage les communautés religieuses aux grandes priorités nationales. Pour les autorités, leur présence au sein des communautés peut notamment contribuer au dialogue et à la cohésion sociale.
La conférence du Grand Nord intervient ainsi dans un contexte où les questions de sécurité, de stabilité et de transition politique restent étroitement liées aux efforts visant à rétablir les institutions et à préparer le pays aux prochaines échéances électorales.
Jacky Chéry



