L’ancien Protecteur du citoyen haïtien Renan Hédouville a été arrêté aux États-Unis alors qu’il effectuait des démarches liées à son statut migratoire, selon plusieurs médias locaux. Les circonstances précises de son interpellation et les suites judiciaires de son dossier n’ont pas encore été officiellement détaillées par les autorités américaines.
Hédouville, avocat et professeur de droits humains, a dirigé l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) de 2017 à 2024. Il avait été nommé à ce poste en octobre 2017, en remplacement de Florence Elie.
Son nom est toutefois associé depuis 2025 à une enquête de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC). L’organisme haïtien avait émis un avis de recherche à son encontre dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des soupçons de passation illégale de marchés publics, d’abus de fonction, de détournement de biens publics et d’entrave au fonctionnement de la justice.
Un rapport de l’ULCC avait également fait état d’irrégularités présumées dans la gestion de l’OPC sous son administration. Ces accusations restent des allégations et ne constituent pas, à elles seules, une condamnation judiciaire.
L’arrestation aux États-Unis intervient alors que Hédouville aurait entrepris des démarches afin de régulariser sa situation migratoire. Selon des informations rapportées par la presse haïtienne, les autorités américaines auraient découvert, lors de l’examen de son dossier, l’existence de l’avis de recherche émis en Haïti.
Avant de prendre la tête de l’OPC, Hédouville avait été engagé dans le mouvement haïtien de défense des droits humains, notamment à travers ses activités d’avocat et d’enseignant en droit. Durant son mandat, il s’était également exprimé régulièrement sur la situation des droits humains et la crise sécuritaire en Haïti.
La procédure engagée aux États-Unis pourrait désormais déterminer son statut sur le territoire américain et, éventuellement, les conditions d’une éventuelle procédure de renvoi vers Haïti. À ce stade, aucune décision officielle concernant une extradition ou une déportation n’a été confirmée publiquement.
Jacky Chéry



