La politique d’immigration de l’administration Trump continue de susciter des interrogations alors que les expulsions vers Haïti se multiplient. Jay Dabelus, un ressortissant bahamien qui vivait aux États-Unis depuis plus de 20 ans, a récemment été expulsé vers Haïti. Selon ses propres déclarations, il affirme ne pas connaître le pays vers lequel il a été expulsé et n’y avoir ni famille ni réseau de soutien.
Cette expulsion intervient dans un contexte de durcissement de la politique d’immigration américaine, notamment à la suite de la suppression du statut de protection temporaire (TPS) accordé à plus de 300 000 ressortissants haïtiens. Deux vols d’expulsion vers Haïti ont déjà eu lieu, tandis que les autorités américaines ont annoncé leur intention d’organiser jusqu’à deux vols par semaine vers ce pays.
Dans une vidéo diffusée par CGT America, M. Dabelus affirme avoir été renvoyé dans un pays où, selon lui, il n’est pas né et où il n’a jamais vécu. Il soutient également qu’il n’y a ni famille ni réseau de soutien. L’ICE a toutefois contesté certains détails rapportés par l’Associated Press, affirmant que M. Dabelus possède la double nationalité bahamienne et haïtienne. L’agence souligne également qu’un juge de l’immigration avait ordonné son expulsion il y a plusieurs années et qu’il était resté aux États-Unis en raison de sa nationalité haïtienne.
Par ailleurs, les opérations de contrôle de l’immigration se sont intensifiées aux États-Unis. L’ICE a procédé à 49 571 arrestations en juillet, soit le total mensuel le plus élevé depuis le début du second mandat de Donald Trump. Selon des données gouvernementales analysées par l’Associated Press et citées par Euronews, ce chiffre représente une hausse de 15 % par rapport aux 43 021 arrestations enregistrées en juin et une hausse de 70 % par rapport aux 29 241 enregistrées en février.
~ Mackendy Filderice



