L’ambassade du Canada en Haïti a exprimé ses préoccupations concernant la participation éventuelle de personnes faisant l’objet de sanctions internationales aux prochaines élections générales dans le pays. Dans une déclaration consacrée à l’intégrité du processus électoral, le Canada estime que de telles candidatures pourraient fragiliser la confiance du public et compromettre les efforts de rétablissement de la gouvernance démocratique.
Le gouvernement canadien souligne que certaines personnes sanctionnées pour leur implication présumée dans la violence, la corruption, les violations des droits humains ou la déstabilisation d’Haïti chercheraient à se porter candidates aux prochains scrutins. Il rappelle la légitimité des sanctions internationales visant notamment les personnes liées aux gangs armés, aux réseaux criminels, aux trafics illicites et au blanchiment d’argent, tout en insistant sur la nécessité de maintenir leur application.
Des exigences d’intégrité pour les futurs élus
Pour Ottawa, l’exercice d’une fonction élective implique des responsabilités importantes, notamment dans la gestion des ressources publiques et les relations avec les systèmes financiers nationaux et internationaux. Ces fonctions exigent, selon la déclaration, des garanties d’intégrité et la capacité d’exercer un mandat sans entrave.
Un appel au respect des règles électorales
Le Canada appelle ainsi les autorités haïtiennes, particulièrement le Conseil électoral provisoire (CEP), à veiller au respect strict des lois et règlements encadrant le processus électoral. Il invite également les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité et à respecter les principes démocratiques.
Réaffirmant son soutien au peuple haïtien, Ottawa estime que le choix des futurs dirigeants revient aux citoyens. Le pays réitère enfin son engagement à accompagner les efforts visant à renforcer les institutions démocratiques et à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles et pacifiques en Haïti.




