La commune de Kenscoff est en deuil après une nouvelle attaque meurtrière attribuée à des groupes armés de la coalition « Viv Ansanm ». Selon les Nations unies, au moins 47 personnes ont été tuées et 22 autres blessées lors de cette attaque. Plus de 50 personnes auraient également été enlevées, tandis que plusieurs familles ont fui leurs foyers pour échapper aux violences.
En réaction à cette tragédie, le gouvernement haïtien, dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a condamné ce qu’il qualifie d’« attaque criminelle odieuse ». Le pouvoir exécutif a fait part de son intention de mettre en place un dispositif de sécurité et a annoncé qu’il renforcerait les mesures de sécurité dans la région. Le gouvernement assure également que Kenscoff ne sera pas abandonné et promet de riposter aux groupes armés avec toute la rigueur de la loi.
L’Office de protection des citoyens (OPC) a également exprimé sa profonde consternation face à ce massacre. L’institution appelle le Conseil supérieur de la police nationale et les autorités compétentes à rétablir rapidement la sécurité à Kenscoff, à protéger les habitants, ainsi qu’à identifier, poursuivre et traduire en justice les auteurs et les commanditaires de l’attaque. L’OPC réclame également une aide d’urgence pour les blessés et les familles endeuillées.
Sur le terrain, le directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH) , André Jonas Vladimir Paraison, s’est rendu au commissariat de Kenscoff à la suite de l’attaque. Il a assuré que la PNH avait l’intention de riposter face aux groupes armés et qu’elle se tiendrait aux côtés de la population pour renforcer sa sécurité. Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Fritz Patterson Dorval, s’est également rendu dans la ville pour évaluer la situation et l’ampleur des dégâts.
Des condamnations ont également été exprimées depuis l’étranger. Dans un message publié sur son compte officiel X, le secrétaire général de l’Organisation des États américains, Albert R. Ramdin, a fermement condamné l’attaque attribuée à des gangs à Kenscoff et a présenté ses condoléances aux familles des victimes. Il a appelé les États membres et les partenaires internationaux à honorer leurs engagements envers la Force de répression des gangs, affirmant que la communauté internationale doit passer des promesses à la mise en œuvre et à des résultats concrets.
Alors que les condamnations se multiplient, la population de Kenscoff attend désormais des mesures concrètes. Après plusieurs attaques qui ont déjà contraint des milliers de personnes à fuir leurs foyers, les habitants réclament une protection efficace et une solution durable. Cette tragédie soulève ainsi une nouvelle fois la question de savoir si les autorités haïtiennes et leurs partenaires internationaux ont la capacité d’empêcher de nouvelles attaques et de reprendre le contrôle des zones menacées.
~ Mackendy Filderice




