Plus de 42 personnes auraient été tuées lors de diverses attaques attribuées à des gangs affiliés à « Viv Ansanm ». Plusieurs familles, prises de panique face à l’intensité des violences, ont été contraintes de quitter leur domicile pour se réfugier dans des zones jugées plus sûres.
La situation suscite une profonde inquiétude au sein de la population. Dans plusieurs quartiers, la peur s’est installée, les habitants redoutant de nouvelles attaques. Les familles sont ainsi confrontées à un choix difficile : abandonner leurs maisons et leurs biens pour tenter de sauver leur vie.
En réponse à cette nouvelle flambée de violence, le directeur général de la Police nationale d’Haïti, André Jonas Vladimir Paraison, a annoncé une « riposte » des forces de l’ordre. Cette annonce intervient alors que les appels à une intervention urgente se multiplient et que la population réclame des mesures capables de rétablir la sécurité dans la ville.
Mais pour les habitants, les déclarations ne suffisent plus. Après plusieurs épisodes de violence, la population attend désormais des actions concrètes, une présence policière renforcée et une stratégie capable de contenir les groupes armés à long terme. Le défi ne se limite plus à la simple sécurisation des zones attaquées ; il s’agit également de permettre aux familles déplacées de regagner leurs foyers et de vivre sans la crainte constante de nouvelles attaques.
Alors que le bilan humain continue de susciter l’inquiétude et que les familles fuient, la pression sur les autorités s’intensifie. À Kenscoff, la population attend des mesures et une réponse à la hauteur de la gravité de la crise sécuritaire.
~ Mackendy Filderice



