Le gouvernement haïtien a lancé lundi le Fonds pour les dividendes de la paix en Haïti (FDPH), un mécanisme destiné à soutenir les efforts de désarmement, de démantèlement des groupes armés et de réinsertion, dans un contexte marqué par une forte insécurité.
Le lancement a été effectué par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé lors d’une cérémonie organisée à la Villa d’Accueil, en présence notamment de membres du gouvernement, de représentants des Nations unies et de l’ambassadeur de France en Haïti, Gautier Lekens.
Mis en place en partenariat avec le système des Nations unies, le FDPH repose sur trois priorités : le désarmement, le démantèlement ainsi que la réinsertion et la réduction des violences communautaires.
Pour l’exécutif, ce fonds doit constituer un instrument de réponse structurelle aux problèmes sécuritaires auxquels le pays est confronté. Le Premier ministre a qualifié le mécanisme de « partenariat historique » entre Haïti et les Nations unies et appelé les partenaires internationaux à poursuivre leur soutien.
Alix Didier Fils-Aimé a également réaffirmé la volonté de son gouvernement d’accompagner la Commission nationale de désarmement, démantèlement et de réinsertion (CNDDR), chargée de mettre en œuvre ces efforts.
Le chef du gouvernement estime que les investissements consacrés au FDPH doivent contribuer à renforcer la sécurité en Haïti et, plus largement, dans la région des Caraïbes.
Jacky Chéry



