Plusieurs partis politiques et organisations de la société civile dénoncent le pouvoir en place, qui dispose désormais de sa propre plateforme politique, à l’approche des prochaines élections. Cette situation soulève des interrogations quant à la neutralité du gouvernement de transition dans le processus électoral.
« On ne peut pas aller aux élections avec un gouvernement de transition qui a sa propre structure politique », ont déclaré les dirigeants de l’Opposition progressiste, de Pitit Dessalines et de « Lajenès Ki Sa W Vle », entre autres acteurs politiques. Ils estiment que cette implication politique du pouvoir pourrait fragiliser la crédibilité du scrutin.
Ces critiques interviennent alors que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé multiplie les apparitions publiques à travers le pays. Lors de son passage au Cap-Haïtien, le 29 juillet dernier, le chef du gouvernement avait notamment déclaré : « Viktwa pou pèp la ».
Ces déclarations alimentent désormais les interrogations sur le rôle du gouvernement de transition et sur sa position à l’approche du scrutin. Pour plusieurs acteurs politiques, la priorité reste de garantir un processus électoral équitable, transparent et crédible.
~ Mackendy Filderice



