Le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) a engagé jeudi une série de discussions avec les ministères sectoriels et plusieurs institutions publiques afin d’examiner les projets susceptibles d’être inscrits au Programme d’Investissement Public pour l’exercice 2026-2027.
Ces rencontres, prévues sur trois jours, doivent permettre au ministère de procéder aux arbitrages nécessaires avant la finalisation du budget d’investissement. L’exercice intervient alors que les autorités mettent en avant la situation financière difficile du pays et la nécessité d’une utilisation plus ciblée des ressources disponibles.
Pour cette première journée, des représentants notamment des secteurs de la culture, de la communication, des affaires étrangères, des cultes et des Haïtiens vivant à l’étranger ont pris part aux échanges. Plusieurs institutions publiques étaient également représentées, dont l’Université d’État d’Haïti, le Théâtre National, le MUPANAH, l’ENARTS, l’ISPAN et la Radio-Télévision Nationale d’Haïti.
La ministre de la Planification et de la Coopération Externe, Sandra Paulemon, a indiqué que ces discussions doivent permettre aux institutions de mieux présenter leurs projets et d’en démontrer la pertinence. Le MPCE entend ainsi retenir les propositions les plus cohérentes avec les priorités du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
L’arbitrage prendra également en compte les orientations contenues dans la lettre de cadrage adressée par le Premier ministre aux ordonnateurs ainsi que celles du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, selon le ministère.
Le directeur général du MPCE, Guy Roméro Latry, a insisté sur l’importance de cette étape dans un contexte marqué par des ressources financières limitées. Il estime que la programmation des investissements doit permettre d’orienter ces ressources vers la réalisation de projets prioritaires.
De son côté, la Direction de l’Investissement Public a présenté une analyse des propositions reçues. Certaines présentent des insuffisances, selon le MPCE, qui a demandé aux institutions concernées de fournir les documents manquants afin de permettre leur prise en compte dans la programmation.
Les discussions doivent se poursuivre au cours des deux prochaines journées. Le MPCE affirme vouloir aboutir à un programme d’investissement davantage centré sur les priorités nationales et sur des projets susceptibles de produire des résultats concrets.
Jacky Chéry




