Les violences des gangs armés continuent de faire des victimes en Haïti. Entre juillet et septembre 2026, environ 1 000 personnes ont été tuées et plus de 100 autres enlevées, selon le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Haïti, Carlos Gabriel Ruiz Massieu.
Un lourd bilan humain et des déplacements massifs
Pour les trois derniers mois, 1 123 personnes ont été tuées et 440 blessées dans des violences liées aux gangs, selon le dernier rapport du secrétaire général de l’ONU, présenté au Conseil de sécurité. Le chef du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) a communiqué ces chiffres lors d’une réunion d’information au Conseil de sécurité de l’ONU. Durant la même période, plus de 17 000 personnes ont dû quitter leur domicile pour échapper aux violences.
Le nombre de personnes déplacées dans le pays atteint désormais 1,5 million. La moitié d’entre elles sont des enfants, selon les données présentées par le responsable onusien.
Malgré les opérations menées contre les groupes armés, l’insécurité persiste. Elle continue de fragiliser la population et de freiner les efforts visant à rétablir l’autorité de l’État, a déploré Carlos Gabriel Ruiz Massieu.
L’ONU appelle à mieux protéger la population
Le représentant spécial a condamné les violences commises par les gangs et appelé les autorités haïtiennes à renforcer les mesures de protection de la population. Il a également insisté sur la nécessité d’accroître les capacités des forces de sécurité nationales.
La crise sécuritaire s’accompagne d’une situation humanitaire et socioéconomique alarmante. Les violences sexuelles restent également une préoccupation majeure, a souligné le chef du BINUH.
Un soutien du Conseil de sécurité réclamé
Face à cette situation, il demande au Conseil de sécurité de maintenir son soutien à Haïti, notamment pour permettre le déploiement complet de la Force de Répression des Gangs (FRG).
Pour Carlos Gabriel Ruiz Massieu, les opérations contre les groupes armés doivent s’accompagner d’actions dans les domaines de la justice et du désarmement. Il préconise également des mesures de démobilisation et de réintégration afin de répondre aux différentes dimensions de la crise.
Le chef du BINUH s’est par ailleurs déclaré vivement préoccupé par l’embuscade tendue par des gangs armés contre des militaires salvadoriens à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets. Cet incident surgit dans un contexte où les violences continuent de menacer la population et les efforts déployés pour améliorer la sécurité dans le pays.
La Rédaction



