Jean Ernest Muscadin n’est plus commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Miragoâne. Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique a accepté, ce vendredi 6 novembre 2026, la démission du magistrat, qui ambitionne désormais de briguer la présidence sous la bannière du Front de combat national (FCN).
Dans une correspondance datée du 6 novembre, le ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) accuse réception de la lettre de démission de Jean Ernest Muscadin, soumise le 29 octobre dernier. Le ministre le remercie pour le travail accompli au sein de cette juridiction et lui confirme l’acceptation de son départ.
Une démission liée à sa candidature à la présidence
Cette démission intervient dans le cadre des démarches entreprises par le magistrat pour participer au processus électoral. Le 29 octobre, son dossier de candidature à la présidence avait été déclaré irrecevable pour pièces manquantes, notamment une attestation de démission de ses fonctions judiciaires, selon des informations rapportées par plusieurs médias locaux.
Le Front de combat national avait alors indiqué que Jean Ernest Muscadin avait initialement sollicité une mise en disponibilité auprès du ministère, le 26 octobre. Faute de réponse, il aurait été invité par le Bureau électoral départemental de l’Ouest 1 à présenter une lettre de démission pour permettre la poursuite de l’examen de son dossier.
Accel Trofort désigné à la tête du parquet
Par ailleurs, le départ de Muscadin entraîne un changement à la tête du parquet de Miragoâne. Accel Trofort a été désigné commissaire du gouvernement a.i., avec effet immédiat, selon Le Nouvelliste.
Un magistrat au parcours controversé
Connu pour sa lutte affichée contre les groupes armés dans les Nippes, Jean Ernest Muscadin a également fait l’objet de controverses. Ses méthodes ont notamment été critiquées en raison d’accusations d’exécutions extrajudiciaires documentées par le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH).
Son départ du parquet marque ainsi une nouvelle étape dans son parcours, désormais orienté vers la politique. Toutefois, l’acceptation de sa démission ne vaut pas validation définitive de sa candidature à la présidence.
Jacky Chéry



