Près de 54 000 immigrants aux États-Unis sont actuellement équipés de moniteurs de cheville dotés d’un système GPS dans le cadre du programme de surveillance électronique de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), selon des données publiées jeudi par The GEO Group, l’entreprise qui participe à la gestion du dispositif.
Au total, environ 184 000 personnes sont inscrites au programme intensif de supervision de l’ICE. Ce chiffre demeure relativement stable, mais le recours aux bracelets électroniques a augmenté à mesure que certains immigrants sont passés de formes de surveillance moins contraignantes, notamment les contrôles par téléphone, à un suivi GPS.
Cette évolution représente également un enjeu commercial pour The GEO Group. Les dispositifs de surveillance des chevilles sont plus coûteux pour l’ICE que les autres technologies utilisées dans le cadre du programme, ce qui contribue à accroître les revenus de l’entreprise.
Le programme permet à l’agence fédérale de surveiller des immigrants qui, dans certains cas, ne sont pas placés en détention mais restent soumis à des obligations de contrôle pendant leurs procédures devant les autorités américaines de l’immigration.
L’augmentation du nombre de personnes suivies par GPS intervient alors que les autorités américaines ont recours à différents dispositifs électroniques pour assurer le suivi des personnes concernées par les procédures d’immigration.
Pour The GEO Group, l’évolution du dispositif intervient dans un contexte où les contrats liés à la surveillance électronique constituent une source importante de revenus. L’entreprise fournit également au gouvernement américain des services liés à la détention et à la supervision de personnes relevant du système fédéral de l’immigration.
Malgré la progression du recours aux moniteurs de cheville, le nombre total de personnes soumises au programme de supervision reste donc proche de 184 000, selon les chiffres communiqués par l’entreprise.
Jacky Chéry




